Historique de l’église et du village

Un élèment phare du paysage

Un élèment phare du paysage

Située au sommet d’une colline, l’église de Thairy marque un point fort du paysage genevois. Visible du Jura au Salève, du Mont-Sion au lac Léman, sa silhouette et son clocher à bulbe en font l’icône de la région, de jour comme de nuit. A la sortie du territoire de Genève, elle condense l’esprit néo-baroque du Royaume de Piémont Sardaigne à son apothéose architecturale.

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Eglise de Thairy : cloches, clocher et horloge

Eglise de Thairy : cloches, clocher et horloge

La date du clocher est vraisemblablement de 1637 : cette date figure sur les cloches à coté de 1899. Une restauration du clocher a eu lieu en 1833 et la date est gravée sur une poutre Constantin 1833.

Charpente du clocher de Thairy

Les cloches sont fondues en 1899 par la maison Paccard et offertes par les familles Dethurens, Boymond, Monpithon et Rey. Il y a trois grosses cloches sur lesquelles est gravé : je m’appelle Françoise, Octavine et Joséphine et avec mes sœurs je sonne pour célébrer le zèle de mes bienfaiteurs. Une petite cloche sur laquelle est gravé : Je m’appelle Caroline, Louise, Jeanne Dethurens, François Rey.

Petite cloche de l'église de Thairy

 

Grosse cloche de l'église de Thairy

L’Horloge est du XIXème. Le mécanisme est de Louis Bartoli à Annecy, le mouvement de Charvet-Delorme à Lyon.

Horloge de l'église de Thairy

Nos vifs remerciements à Jean-Claude Buzzini pour les photos.

Eglise de Thairy: un aspect inchangé depuis 1772

Eglise de Thairy: un aspect inchangé depuis 1772

1925

En 1925, photo tirée du livre St-Julien de John Favre et Henri Joubert

A partir de sa reconstruction en 1772, l’église gardera sa physionomie. Dans son ouvrage Les chemins du Sacré, pèlerinage architectural de 2008, Raymon Oursel la décrit en ces termes : « L’église de Thairy se compose d’une nef de trois travées, régulièrement orientée, et d’un chœur droit, long d’une travée moins large que la nef. Elle est couverte d’une voûte d’arêtes, ornée dans la dernière travée de la nef d’un médaillon central, où des masques d’angelots apparaissent parmi des nuages et des rayons de stuc. Les doubleaux, simples, reposent sur des pilastres dont la saillie détermine des formerets profonds et qui sont, comme les arcs eux-mêmes, décorés de motifs stuqués de faible relief; des impostes à moulures très simples surmontent les pilastres. L’éclairage est fourni par des fenêtres rectangulaires, au linteau légèrement cintré, à l’extérieur comme à l’intérieur. L’ornement principal de la silhouette est le clocher qui s’appuie au chevet. Adjugé le 27 juin 1778 au maçon François Vuagnat (archives de l’Intendance de Savoie),il est coiffé d’une flèche basse où se superposent une pyramide, un lanternon, un bulbe écrasé, un campanile secondaire et un petit bulbe pourvu d’une aiguille terminale. La façade occidentale s’orne d’un portail en molasse, à fronton interrompu. »

porte 1995

Nos vifs remerciements à l’association Mémoire et Patrimoine qui nous a fourni les informations et à Danielle Vonlanthen et Jean-Claude Buzzini pour les photos historiques.

Eglise de Thairy : la reconstruction de 1768

Eglise de Thairy : la reconstruction de 1768

Jusqu’en 1768, date de la visite épiscopale de Monseigneur Biort (prédécesseur de Monseigneur Paget, natif de St-Julien), on ne connaît rien de l’état de l’église. Monseigneur Biort trouve un édifice en ruine et ordonne sa reconstruction. L’église est alors dédicacée à Saint-Brice, évêque de Tours, représenté sur un tableau qui se trouve au-dessus du maître-autel et qui daterait de la première moitié du XVIIe siècle.

St Brice            Lors de cette reconstruction, les paroissiens souhaitent une voûte plutôt qu’un plafond en poutres. Des documents conservés à Genève mentionnent Pierre Cheneval comme architecte. Originaire de Feigères, Pierre Cheneval travaille pour la Maison de Savoie et le Diocèse d’Annecy. Il est l’auteur des projets de l’église de Thairy mais il décède en 1769. Il est alors remplacé par Francesco Garella comme ingénieur principal et le propre fils de Cheneval, qui porte le même prénom que lui, reçoit le titre d’inspecteur des travaux. Ci-apèrs une photo du choeur en 1995.

le choeur en 1995

Nos vifs remerciements à l’association Mémoire et Patrimoine qui nous a fourni les informations et à Danielle Vonlanthen et Jean-Claude Buzzini pour les photos historiques.

Eglise de Thairy : un peu d’histoire

Eglise de Thairy : un peu d’histoire

Depuis le XVIIe siècle, l’église de Thairy est inscrite sur tous les cadastres et plans, entourée d’un cimetière. La mappe sarde datée de 1732 mentionne déjà le presbytère, son jardin et le chemin creux qui descend au village. L’école située à proximité, quant à elle, figure sur le cadastre depuis 1871.

cadastre

Mais la paroisse de Thairy est attestée depuis le XIIe siècle. La base de son actuel clocher date de cette époque et la liste des curés ayant desservi la paroisse remontent sans interruption jusqu’à l’an 1412.

L’église est le témoin des événements historiques ayant marqué notre territoire au fil des siècles et des nombreux conflits dont il fut le théâtre. Pillée, incendiée, détruite à chaque assaut, l’église sera reconstruite en 1772.

Nos vifs remerciements à l’association Mémoire et Patrimoine qui nous a fourni les informations et à Danielle Vonlanthen et Jean-Claude Buzzini pour les photos historiques.